VOTRE SANTÉ de A à Z !

Tout au long de l’année 2022, A Mes Kôtés se fait pédagogue. Votre magazine santé préféré vous expliquera, en toute simplicité, à quoi correspondent les maux dont vous souffrez le plus souvent. En avant pour les 10 premiers de cette série imaginée comme un abécédaire !

A COMME… ASTHME

Chaque jour, la qualité de vie de 4 millions de Français.e.s est considérablement altérée par un asthme chronique. Et c’est le cas pour environ 200 millions de personnes sur la planète ! Cette maladie inflammatoire des bronches, qui se manifeste souvent dès l’enfance, peut provoquer des crises d’essoufflement, une toux et une respiration sifflante. Parfois, la toux s’avère être le seul symptôme. Entre les crises, la respiration est en principe normale mais, dans certains cas, la gêne respiratoire peut être permanente. Le Vidal explique que « l’asthme provient de l’association d’une prédisposition génétique à l’allergie et de facteurs environnementaux favorisants » : pollens, acariens (lire aussi p. 26 à 29), blattes, squames et poils d’animaux, moisissures, fumée de tabac, air froid, exercice physique, pollution de l’air… Lorsque les bronches enflammées sont «agressées », elles se contractent et produisent du mucus. C’est cette réaction qui qui gêne le passage de l’air dans les bronches et fait survenir la crise d’asthme. Largement sous diagnostiqué, l’asthme est une des maladies chroniques les plus fréquentes. Handicapant, il ne se guérit pas ! Après un diagnostic reposant sur un interrogatoire précis, voire sur un examen respiratoire du patient, la prise en charge de l’asthme repose sur un traitement spécifique et sur l’éviction des facteurs déclenchants.

B COMME… BOURBOUILLE

Votre marmaille a plein de petits boutons, plus ou moins rouges, sur le corps ? Pas de panique ! Il s’agit probablement d’une bonne vieille bourbouille. Particulièrement répandue à La Réunion, principalement au moment de la saison chaude et humide, cette affection cutanée atteint principalement les nouveau-nés, les nourrissons et les jeunes enfants. Si toutes les parties du corps sont susceptibles d’être touchées, c’est en général sur les épaules, le torse, dans le pli du cou ou dans les plis de flexion que se manifeste la bourbouille. Autrement appelée miliaire sudorale (par les plus savants) ou boutons de chaleur (par les plus prosaïques), la bourbouille peut aussi toucher les adultes et les personnes âgées si
certaines conditions sont réunies. Climatiques notamment : le facteur premier de déclenchement réside dans un environnement chaud et humide. Plus ou moins agressive, la bourbouille survient par l’obstruction des canaux de sudation. En règle générale, des comportements appropriés suffisent à la faire disparaître très rapidement, l’idée étant de faire baisser la température du corps et donc le phénomène de sudation. Si la bourbouille ne s’estompe pas, certaines pharmacies Kôté Santé proposent une lotion antibourbouille maison à base de talc, d’oxyde de zinc, de glycérine et d’eau. Un remède souvent très efficace !

C COMME… CARCINOME

Beaucoup plus fréquents et nettement moins agressifs que les mélanomes, les carcinomes cutanés n’en sont pas moins des cancers de la peau, qui surgissent le plus souvent après 50 ans. Il en existe deux sortes : le carcinome basocellulaire (qui donne parfois un petit nodule perlé, ferme et brillant) et le carcinome épidermoïde (sous la forme d’une croûte
en relief ou en creux, susceptible de dégénérer en métastases). Le visage, les oreilles, les mains, les bras, les jambes, le cuir chevelu et le dos sont les zones les plus à risque. Pas étonnant quand on sait que, dans les deux cas, la cause principale réside dans une exposition soutenue au soleil, en particulier durant l’enfance. Il est indispensable de rappeler encore et toujours que les coups de soleil sont réellement dangereux pour la santé future de nos marmailles. Alors, protégez-les et protégez-vous du soleil, surveillez régulièrement votre peau et… consultez un spécialiste au moindre doute ! Il faut savoir que le carcinome basocellulaire, de loin le plus fréquent, est très bien soigné s’il est pris en charge tôt et qu’il
ne métastase que très rarement. A vos chapeaux et à vos crèmes solaires !

D COMME… DENGUE

Si vous ne l’avez pas eue (ou en tout cas pas de manière symptomatique), vous connaissez sûrement une ou plusieurs personnes qui se sont retrouvées clouées au lit par la dengue. Au programme : une bonne semaine de forte fièvre, maux de tête, courbatures, grande fatigue, éruptions cutanées, nausées…. Présent dans toutes les régions tropicales, ce virus (autrement appelé grippe tropicale) se transmet d’humain à humain par la piqûre d’un moustique Aedes infecté. L’incubation est de 4 à 10 jours, et les personnes infectées peuvent transmettre la dengue jusqu’à 12 jours maximum après l’apparition des premiers symptômes. On considère que 75 % des infections sont asymptomatiques ou, bien qu’invalidantes, bénignes. Mais des formes sévères ou hémorragiques peuvent se révéler mortelles, notamment lors de la deuxième infection. Car il existe 4 formes de dengue : chez les personnes infectées, la guérison entraîne une immunité à vie contre la forme contractée, mais pas contre les trois autres. Au contraire, des infections ultérieures par
d’autres formes, surtout la deuxième, accroissant le risque de développer une dengue sévère. Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. La lutte contre les moustiques et la protection individuelle (répulsif, port de vêtements longs et amples…) constituent les meilleurs moyens de réduire le risque épidémique. Prévenir la maladie, c’est lutter contre les piqûres et contre les moustiques. Tous à vos sprays ! Et un conseil, bannissez l’aspirine et les anti-inflammatoires en automédication, ils pourraient s’avérer très dangereux en raison du risque hémorragique…

E COMME… ÉNURÉSIE

Ton marmaille souffre de quoi ? D’énurésie nocturne ? Oui, en clair, il a 5 ans et il fait souvent pipi au lit, de façon involontaire, incontrôlable et inconsciente ! Rien de grave… Si la propreté est normalement acquise vers 4 ans (âge où le contrôle des sphincters est acquis), environ 15 % des enfants de 5 ans et plus ne peuvent pas se passer de couches la nuit ou, après avoir atteint le stade de propreté, recommencent brusquement à mouiller leur lit. Pour les deux tiers d’entre eux, il s’agit de garçons. L’énurésie est dite primaire si elle n’a pas été précédée par une période où l’enfant a été propre pendant 6 mois (c’est environ 4 cas sur 5), et secondaire si l’enfant a une période propre d’au moins 6 mois. Les causes ? Elles peuvent être diverses : un mauvais fonctionnement de la vessie (qui se contracte quand elle est pleine), un sommeil paradoxal trop long et trop profond pendant lequel l’enfant rêve parfois qu’il va aux toilettes, une malformation urinaire ou encore des problèmes émotionnels. Faire pipi au lot ne donne pas lieu à des complications. Lorsqu’elle n’est associée à aucun autre trouble urinaire, l’énurésie guérit le plus souvent spontanément. Mais elle doit être prise en charge avec bienveillance car elle entraîne parfois une baisse de l’estime de soi pour l’enfant et des perturbations de la vie familiale et sociale. Une mise en confiance et des encouragements seront les bienvenus !

F COMME… FIÈVRE

Entre 36° et 37,2°. Telle est la température interne d’un organisme sain. Au-delà, dès que la température franchit la barre des 38°, on parle de fièvre. Il s’agit d’une réaction normale du corps pour l’aider à lutter, contre une infection le plus souvent. Elle indique que l’organisme se défend contre un événement particulier : infection, inflammation, vaccination, poussée dentaire… La fièvre peut s’accompagner de sensation de faiblesse, de froid, de frissons voire de claquements de dents. De la transpiration peut survenir également, tout comme une accélération du pouls et de la respiration. La fièvre n’est pas dangereuse en elle-même et ne doit pas être traitée de façon systématique. Si votre marmaille se sent fiévreux, prenez sa température avec un thermomètre électronique et si possible par voie rectale. Par voie buccale (enfants de plus de 5 ans), majorez de 0,5°. En cas de fièvre modérée et si votre marmaille la supporte bien, sourit, mange, boit et joue, contentez-vous de surveiller la fièvre sans la traiter. En revanche, rapprochez-vous de votre médecin de famille si elle dépasse 38,5°, si elle persiste plus de deux jours, si votre enfant a moins de 3 mois ou supporte mal la fièvre (irritabilité, perte d’appétit, céphalée…). A noter : une élévation de la température corporelle peut ne pas relever de la fièvre, mais d’une accumulation de chaleur due à une activité physique importante, un bain chaud l’été ou encore des vêtements trop épais.

G COMME… GOUTTE

Vous avez sûrement déjà entendu parler de « crise de goutte ». Mais savez-vous au juste de quoi il s’agit ? Selon le Vidal, « on parle de crise de goutte lorsque l’acide urique habituellement éliminé par les reins se trouve en trop grande quantité dans le sang et se dépose sous forme de cristaux dans une articulation en entraînant une inflammation ». Cela survient souvent la nuit au gros orteil, mais aussi parfois au doigt, au coude, au genou ou à la cheville. L’articulation atteinte est rouge, gonflée, chaude, volumineuse et extrêmement douloureuse au moindre effleurement. De la fièvre et des frissons peuvent compléter les symptômes. La crise de goutte s’arrête a priori au bout de quelques jours, mais
elle peut parfois devenir chronique, détruire les articulations, endommager les reins et entraîner des complications cardiovasculaires. La goutte est une maladie qui touche avant tout les hommes entre 50 et 60 ans, en particulier ceux qui ont un terrain familial propice. Chez les femmes, elle ne s’observe qu’après la ménopause et reste rare. La goutte est aggravée par l’obésité et les excès alimentaires. Pour les personnes qui ont naturellement un taux élevé d’acide urique, il est par conséquent conseillé d’éviter l’alcool et la bière (même sans alcool), de boire 1,5 l d’eau de pH basique par jour et de ne pas abuser de certains aliments (charcuterie, abats, sauces, poissons gras, fruits de mer, viandes,
volailles, gibier, champignons, asperges, lentilles, chou-fleur…). En cas de crises de goutte fréquentes, rapprochez-vous de votre médecin pour engager un traitement de fond.

H COMME … HÉMORROIDES

Le sujet est la plupart du temps tabou. Pourtant, un tiers des adultes aurait déjà souffert des hémorroïdes au moins une fois. Hommes et femmes sont concernés au même titre, plus fréquemment entre 40 et 65 ans, par ces crises douloureuses par l’inflammation et la dilatation excessive des veines hémorroïdaires situées au niveau de l’anus. En temps normal, celles-ci contribuent à la continence, c’est-à-dire au fait de retenir selles et gaz. Mais, en cas de crise, de vives douleurs, des démangeaisons, des irritations et des saignements font leur apparition. Parfois, les hémorroïdes peuvent apparaître hors de l’anus : on parle alors de prolapsus. Bénins et passagers en général, ces symptômes intimes rendent le quotidien de la personne affectée particulièrement désagréable. En cause ? En premier lieu, la constipation, qui entraîne des efforts de poussée répétés. Toutefois, certains aliments semblent également favoriser les crises hémorroïdaires : viandes, épices, piment, café, thé, sodas, alcools… Une bonne hygiène de vie, une alimentation riche en fibres et une hydratation suffisante limitent donc les risques. Par ailleurs, nombreuses sont les femmes enceintes à souffrir d’hémorroïdes, notamment en fin de grossesse et même après l’accouchement. Si les hémorroïdes persistent ou si les crises se font trop régulières, il est important de consulter son médecin traitant pour connaître les traitements possibles.

I COMME… INFECTION URINAIRE

Ou I comme… Cystite ! En effet, les infections urinaires sont les plus souvent des infections bactériennes de la vessie, appelées cystites. Principales victimes de ces inflammations de la vessie ? Les femmes. Une femme sur deux présente au cours de son existence un ou plusieurs épisodes de cystite aiguë. Avec certains pics de fréquence, au début de l’activité sexuelle et après la ménopause. D’origine bactérienne, la cystite touche davantage les femmes car leur urètre (canal qui relie la vessie à l’extérieur) est plus court et l’entrée de bactéries dans la vessie s’en trouve facilitée. Si aucune cause précise n’a été établie, les symptômes sont en revanche bien connus : envies fréquentes d’uriner, très faibles quantités d’urine expulsées, douleurs en urinant, sensations de brûlure, pesanteur dans le bas du ventre, urine trouble et malodorante… Parfois, l’infection peut s’accompagner d’un peu de fièvre et d’un sentiment de malaise. Mais les cystites n’entraînent, dans la plupart des cas, aucune complication. Vigilance toutefois, car l’infection peut remonter et atteindre
le rein (pyélonéphrite). Chez l’homme, les infections urinaires, certes plus rares, peuvent se compliquer d’une infection générale sévère, d’un abcès de la prostate, de rechutes difficiles à traiter. Des symptômes invalidants, tels que des douleurs à l’éjaculation, peuvent également persister. Quant au bébé, le fait qu’il souffre d’une infection urinaire peut se
traduire, au-delà des symptômes classiques, par une fièvre inexpliquée, une perte d’appétit, des vomissements, un changement d’humeur, de la fatigue ou encore une perte de poids.

J COMME… JAUNISSE

Votre bébé vient de naître et, comme le personnel médical, vous constatez qu’il a tendance à devenir un peu jaune orangé au niveau de la peau, des muqueuses et du blanc de l’oeil ? Comme énormément de nouveaux nés (les prématurés en tête), il est sûrement en train de faire une forme de jaunisse bénigne, autrement appelée ictère. Il arrive en effet que
le foie du nouveau-né ne soit pas encore assez développé pour éliminer toute la bilirubine produite par le corps. Issu de la dégradation des globules rouges, ce pigment s’accumule sous la peau de bébé et des signes de jaunisse apparaissent. Il faut par conséquent laisser un peu de temps, en général quelques jours, au foie pour fonctionner efficacement (parfois aider à la maternité par des passages « sous la lampe » pour faire baisser la bilirubine). La jaunisse du nouveau-né n’entraîne pas de complications. Toutefois, si la jaunisse persiste, il peut s’agir alors d’une autre forme de jaunisse, par incompatibilité de groupes sanguins notamment. Rapprochez-vous alors de votre pédiatre, car la bilirubine peut
devenir toxique pour le cerveau du bébé si elle s’accumule en trop grande quantité.

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